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"Le garder à l’antenne est incompréhensible" : Axel, victime de Morandini, réagit tandis qu'il tente des "excuses" et renonce à "tout recours"

"Le garder à l’antenne est incompréhensible" : Axel, victime de Morandini, réagit tandis qu'il tente des "excuses" et renonce à "tout recours"
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Ce vendredi 30 janvier 2026 marque un tournant majeur dans l’affaire qui secoue le groupe Canal+ depuis près de dix ans. Pour la première fois, Jean-Marc Morandini est sorti du silence sur son compte Instagram pour annoncer qu’il renonçait à tout recours judiciaire, y compris devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

Cette décision rend ses deux condamnations totalement définitives : l’une pour corruption de mineurs (deux ans de prison avec sursis et 20 000 €uros d’amende) et l’autre pour harcèlement sexuel (18 mois de prison avec sursis).

Dans une publication qui rompt avec ses années de déni judiciaire, l’animateur de 60 ans a formulé des regrets explicites. Il a déclaré :

Après dix ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours.
Je tiens à dire que je regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui m'ont été reprochés et qui ont pu blesser.
Je prends pleinement conscience de leur impact et des blessures qu'ils ont pu causer.
Je tiens à présenter mes excuses les plus sincères et les plus humbles à toutes celles et ceux que j'ai pu heurter directement ou indirectement.
Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m'accorder une seconde chance.

Jean-Marc Morandini

Ces excuses interviennent dans un climat de tension extrême pour CNews, marqué par le témoignage bouleversant d'Axel, l'une des victimes de corruption de mineurs. S'exprimant sur BFMTV (l’intégralité de l’interview est disponible dans la vidéo ci-dessous), le jeune homme de 25 ans a décrit une véritable descente aux enfers, révélant avoir « failli mettre fin à ses jours » face à l'insistance de l'animateur qui, à l'époque de ses 15 ans, le pressait quotidiennement d'envoyer des photos intimes sous couvert de promesses professionnelles.

Pour Axel, le maintien à l'antenne sur CNews de son agresseur est une épreuve quotidienne : « En tant que victime, l'image est catastrophique », déplore-t-il, soulignant qu'aucun autre employeur ne garderait un délinquant sexuel exposé ainsi à des milliers de personnes.

Le jeune homme fustige également l'argumentaire de défense de l'animateur, qui présentait ses demandes comme une simple « blague », alors que la justice a reconnu une emprise réelle et dévastatrice.

Pour les victimes, voir Jean-Marc Morandini conserver sa tribune médiatique alors qu’il est désormais officiellement inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS) constitue « un message catastrophique envoyé aux victimes de violences sexuelles ». Ce maintien, perçu comme une provocation, fragilise l'image de la chaîne et de ses dirigeants, accusés de privilégier la fidélité personnelle à la décence morale.

Rappelons que malgré la double condamnation définitive pour corruption de mineurs et pour harcèlement sexuel, Jean-Marc Morandini est maintenu à l’antenne par la direction de CNews.

En interne, la fracture est totale. Les figures de proue de CNews, Sonia Mabrouk, Laurence Ferrari et Pascal Praud, ont publiquement pris leurs distances. Sonia Mabrouk a notamment confessé « ne plus en dormir » depuis la décision de sa direction de maintenir l'animateur. Parallèlement, le Rassemblement National a ordonné à ses cadres de boycotter l’émission Morandini Live, isolant un peu plus le présentateur sur l'échiquier politique et médiatique.

On précisera qu’à 15h52 Julien Pasquet a dû lire à l'antenne de CNews le communiqué d'excuses de Jean-Marc Morandini, une séquence vécue comme un « scandale » en interne, selon CGTV. Il conclura la lecture du communiqué par un « Dont acte » qui en dit long…

Si Jean-Marc Morandini sollicite aujourd'hui une « seconde chance », l'étau se resserre autour de ses soutiens historiques, Vincent Bolloré et Serge Nedjar. Entre la fronde des journalistes de la rédaction et la désertion des invités politiques, le scénario d'une mise à l'écart semble, selon les informations du Monde, de plus en plus inévitable pour l'état-major du canal 16.

La prise de parole de Jean-Marc Morandini, vraisemblablement imposée par la direction du groupe Canal+, intervient alors que la pression interne et politique devient intenable. Reste à savoir si ce mea-culpa suffira à apaiser les tensions internes et confirmer son maintien à l'antenne malgré ses condamnations définitives.

Pour aller plus loin : Corruption de mineurs : pourquoi Morandini reste sur CNews

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