L’Arcom met en garde France 2 après un Complément d’enquête jugé insuffisamment rigoureux
L’Arcom a adressé une mise en garde à France 2 après l’édition du 19 juin 2025 de Complément d’enquête, consacrée au Sénat. Le régulateur pointe plusieurs manquements à la rigueur journalistique. Concernant les témoignages de harcèlement, l’émission a omis de contextualiser une modification de procédure présentée à tort comme un frein aux signalements, alors qu’elle visait à en améliorer le traitement. L’Arcom critique aussi une affirmation sur le contrôle des frais de mandat, jugée trompeuse faute de précisions, alors que des vérifications encadrées existent. Plus grave, un témoignage accusant le Sénat de céder à un chantage sexuel et des allégations de « sénateurs dealers » ont été relayés sans contradiction suffisante ni prudence, malgré l’existence de procédures judiciaires en cours. Le comité d’éthique de France Télévisions est saisi.
France 2 coupe une séquence de Complément d’enquête après un démenti de l’Arcom
À quelques heures de la diffusion de son numéro consacré à CNews, France 2 a dû retirer en urgence une séquence de Complément d’enquête après un démenti catégorique de l’Arcom. L’émission s’appuyait sur des chiffres publiés la veille par Reporters sans frontières, accusant CNews de surexposer l’extrême droite et d’opérer un « rattrapage nocturne » en faveur de la gauche. Mais le régulateur a contesté ces conclusions, affirmant n’avoir relevé « aucun contournement » des règles du pluralisme en mars 2025. Faute de pouvoir intégrer cet élément contradictoire à temps, France 2 a supprimé toute la séquence, indique le Parisien. RSF maintient toutefois ses chiffres et déplore la position de l’Arcom. Le reste du reportage, consacré à la ligne éditoriale et aux controverses entourant CNews, a été conservé.
Pascal Praud juge que Complément d’enquête « fait pschitt »
Au lendemain de la diffusion de Complément d’enquête consacré à CNews, Pascal Praud n’a pas mâché ses mots. Sur L’heure des pros, l’animateur a estimé que l’émission de France 2 « fait pschitt », après la suppression forcée d’une séquence fondée sur des chiffres de RSF finalement contestés par l’Arcom. Saluant le régulateur, qu’il critique pourtant souvent, Pascal Praud parle d’un « jour sombre pour France 2 » et d’un « naufrage ». Selon lui, près d’un an d’investigation aurait débouché sur « rien ». L’animateur affirme aussi avoir été « piégé » par un enregistrement téléphonique diffusé dans le reportage. Malgré un refus de participer officiellement à l’enquête, sa voix apparaît brièvement dans l'émission.
Mais aussi…
« Star Academy » : orgelets, petits bobos… Comment la production prend soin des élèves
Oscar Sisto revient sur son recadrage à Helena à la «Star Academy»