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Une soirée consacrée à des évènements européens, dès 21h00 sur Arte

Une soirée consacrée à des évènements européens, dès 21h00 sur Arte
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Ce mardi 5 août 2025, Arte proposera une soirée spéciale avec trois documentaires inédits sur l’Europe.

 

21h00 – Stockholm 1975 – Prise d’otage à l’ambassade d’Allemagne

Au travers de témoignages et de saisissants enregistrements d’époque, retour sur la prise d’otage qui a ébranlé Stockholm en 1975, symptomatique d’une décennie secouée par la violence politique d’extrême gauche.

 

Partie 1 : L'attaque

Stockholm, 24 avril 1975. Cinq hommes et une femme, armés de pistolets, de mitrailleuses, de grenades et de plusieurs kilos de TNT, s’introduisent dans l’ambassade d’Allemagne de l’Ouest de la capitale suédoise. Les six terroristes se présentent comme le "commando Holger Meins" du nom du membre de la Fraction armée rouge (RAF) décédé en prison quelques mois auparavant. Ils prennent en otage onze membres de la représentation diplomatique et font connaître leurs revendications : la libération avant le soir de la première génération des leaders de la RAF – Andreas Baader, Ulrike Meinhof, Gudrun Ensslin – et de vingt-trois autres extrémistes de gauche, ainsi que la remise d’une importante somme d’argent. Faute de quoi ils menacent d’abattre un otage toutes les heures. Dans un pays où la violence politique est encore rarissime, la police suédoise, aussitôt mobilisée, s'avère mal préparée devant pareille crise. Depuis Bonn, le gouvernement d’Helmut Schmidt temporise, avant d’opposer un refus ferme aux exigences des terroristes. Le commando, qui pensait arriver à ses fins, se trouve acculé – et d’autant plus dangereux…

 

Partie 2 : La bombe

Voilà sept heures que les terroristes du commando Holger Meins occupent l’ambassade ouest-allemande à Stockholm. Ils ont déjà abattu un membre du personnel, l’attaché militaire Andreas von Mirbach, et réaffirment leur menace : tuer un nouvel otage toutes les heures si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Folkmar Stoecker, le fils de l’ambassadeur, débarque en urgence à Stockholm. Une négociation tendue s’engage par téléphone entre les ravisseurs et le jeune diplomate, qui tente un audacieux coup de bluff, espérant un revirement du gouvernement ouest-allemand. De son côté, la police suédoise constitue une unité d’intervention improvisée, et prépare un assaut des plus hasardeux, alors que les terroristes menacent de faire sauter le bâtiment…

 

22h45 - L’effet Helsinki : 1975 – L’acte final et la fin du rideau de fer

Signé le 1er aout 1975 à Helsinki, l’acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe amorce la fin de la guerre froide. Retour sur un sommet diplomatique aux conséquences majeures, grâce à des archives inédites.

La conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) s’ouvre le 3 juillet 1973 à Helsinki, en Finlande. Son objectif : favoriser un dialogue Est-Ouest entre les États européens et les deux blocs de la guerre froide. Tandis que l’Union soviétique réclame la reconnaissance des frontières issues de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe de l’Ouest et les États-Unis insistent sur les droits de l’homme et les principes démocratiques. Après d’âpres négociations entre les 35 États représentés, un compromis est trouvé sur les questions de souveraineté nationale.

Alors que sa portée était dans un premier temps jugée limitée, l’acte final de la CSCE, signé le 1er août 1975, permet la poursuite du processus de négociation entre les deux blocs et amorce la déstabilisation progressive des régimes dictatoriaux du camp soviétique, s’imposant au fil du temps comme un engagement politique décisif. Aujourd’hui encore, l’"effet Helsinki" désigne ces processus diplomatiques d’abord jugés purement symboliques, mais qui, à long terme, ont des conséquences aussi déterminantes qu’imprévisibles.

 

00h15 – La chaîne humaine de 1989 : quand les Baltes défiaient lʹURSS

Le 23 août 1989, les États baltes sont le théâtre d’une opposition sans précédent à l’URSS avec la formation d’une chaîne humaine sur 675 kilomètres entre Vilnius, Riga et Tallinn. Retour sur l’une des plus ambitieuses mobilisations pacifiques de l’histoire.

À la fin des années 1980, alors que les réformes économiques et sociales de Mikhaïl Gorbatchev transforment en profondeur l’Union soviétique, les pays baltes expriment de plus en plus ouvertement leur aspiration à l’indépendance. En 1988, des "Fronts populaires" se forment en Estonie, en Lettonie et en Lituanie. L’été suivant, un grand festival de musique à Tallinn réunit des centaines de milliers de personnes : celles-ci entonnent des mélodies traditionnelles interdites par le régime, dont les paroles sont devenues des symboles de résistance, pérennisant le mouvement de la "révolution chantante". Le 23 août 1989, cinquante ans après la signature du pacte germano-soviétique qui se traduisit par l’annexion des États baltes, une initiative sans précédent est lancée : 2 millions de Lituaniens, de Lettons et d’Estoniens sont invités à se donner la main pour former une chaîne humaine de 675 kilomètres reliant Vilnius, Riga et Tallinn. Un appel spectaculaire à la fin de l’occupation soviétique.

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