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L'HOMME EN NOIR ET ICONE REVOLUTIONNAIRE DU PAF, THIERRY ARDISSON, EST DECEDE A SEULEMENT 76 ANS

L'HOMME EN NOIR ET ICONE REVOLUTIONNAIRE DU PAF, THIERRY ARDISSON, EST DECEDE A SEULEMENT 76 ANS
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Thierry Ardisson, figure iconique du paysage audiovisuel français, est décédé le 14 juillet 2025 à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du foie, a annoncé sa famille à l’AFP. Surnommé "l’homme en noir", il laisse derrière lui une carrière de 40 ans marquée par de très nombreux formats cultes comme « Tout le monde en parle », « Paris Dernière », « Salut les terriens » ou plus récemment « Hôtel du temps ». Il a créé 70 formats télévisés, souvent provocateurs, qui ont nourri le débat public et façonné une certaine idée de la télévision.

Né le 6 janvier 1949 à Bourganeuf (Creuse), Thierry Ardisson a débuté dans la publicité avec des slogans culte. C’est une interview polémique dans la presse de Yannick Noah dans les années 1980 qui propulsa l’homme en noir dans la lumière. Il crée alors sa première émission de télévision « Descente de police », des interviews sous la forme d'un interrogatoire musclé sur TF1. Le programme est stoppé à la demande de la Haute autorité de l'audiovisuel.

Dès lors, il enchaîne les émissions marquantes, souvent controversées. On peut citer « Bain de minuit », « Lunettes noires pour nuits blanches », « Double jeu », « Tout le monde en parle », « Paris dernière », « 93, faubourg Saint-Honoré », « Salut les terriens », etc. Il crée des rendez-vous incontournables avec des figures comme Laurent Baffie, et provoque régulièrement scandales et remous médiatiques. Son ton, souvent jugé irrévérencieux, lui vaut autant de critiques que d’adoration.

Jusqu’à la fin, Thierry Ardisson reste fidèle à lui-même, refusant les compromis, notamment face à Vincent Bolloré, avec qui il rompt en 2019 pour préserver son indépendance.  Il assume ses choix passés dans son dernier livre L’homme en noir, défendant son époque.

Depuis 2014, il était marié à la journaliste de TF1 Audrey Crespo-Mara et père de trois enfants.

Connu pour ses interviews incisives et son style très scénarisé, Thierry Ardisson a profondément renouvelé les codes du talk-show dès les années 1980. Il assumait pleinement son goût pour la provocation, estimant avoir "cassé les codes" d’un langage audiovisuel trop figé. Il laisse un héritage audiovisuel dense, qu’il a souhaité préserver via ses chaînes INA Arditube et Ardivision.

Thierry Ardisson s’éteint, mais laisse une empreinte indélébile dans l’histoire de la télévision française.

 

Le communiqué du groupe TF1 :

Le Groupe TF1 a appris avec une immense tristesse le décès de Thierry Ardisson, figure incontournable de la télévision française.

Animateur, producteur, écrivain, Thierry Ardisson a traversé les décennies avec une liberté de ton rare et une créativité hors du commun. À travers ses nombreuses émissions devenues cultes (« Descente de police » et « Scoop à la Une » à ses débuts sur TF1 puis sur d’autres chaînes de télévision avec ses émissions emblématiques comme « Bains de minuit », « Lunettes noires pour nuits blanches », « Double jeu » et « Tout le monde en parle » ou encore « 93 Faubourg Saint-Honoré » et « Salut les Terriens ! ») il a su interroger son époque avec impertinence, élégance et profondeur.

Rodolphe Belmer, Président-Directeur Général du Groupe TF1 « Je tiens à saluer la mémoire d’un homme de médias visionnaire, passionné et exigeant, dont l’influence sur la société restera majeure. Nos pensées les plus sincères vont à son épouse, notre collègue Audrey Crespo-Mara, ainsi qu’à ses enfants et à ses proches. Nous partageons leur peine en ces heures douloureuses. »

 

Le communiqué de France Télévisions

France Télévisions salue la mémoire de Thierry Ardisson, figure emblématique de la télévision française et du service public/

France Télévisions a appris avec une immense émotion et une très grande tristesse le décès de Thierry Ardisson. Il a laissé, pendant plus de 40 ans, une empreinte exceptionnelle dans l’histoire de la télévision française et du service public. Animateur et producteur particulièrement créatif, provocateur et érudit, Thierry Ardisson a inventé des concepts novateurs et des talk-shows devenus cultes qui ont marqué leur époque. De "Lunettes noires pour nuits blanches" sur Antenne 2, à "Tout le monde en parle" sur France 2 ou plus récemment "Hôtel du temps" sur France 3, il a créé et fait vivre sur les écrans de la télévision publique des émissions cultes entrées dans le patrimoine télévisuel.

France Télévisions s’associe à la douleur de sa famille et de ses proches.

 

Le communiqué du groupe M6 :

Provocateur, irrévérencieux, créateur génial, Thierry Ardisson est entré dans la famille Paris Première un jour de 1996. Et il ne nous a jamais quittés.

A chaque occasion de son incroyable carrière, il est passé nous rendre des visites inattendues comme un vieil ami qui nous surprend toujours et pour qui la porte reste grande ouverte.

Grâce à toi, le faubourg Saint-Honoré est devenu aussi sulfureux que Pigalle, tu y as réinventé et bousculé les dîners en ville. Tu nous as fait découvrir un Paris noctambule comme personne ne l’avait jamais fait.

Tu nous as fait naviguer d’une rive à l’autre pour y révéler des talents inconnus. Avec notre éternelle amitié et notre profonde affection.

Guillaume Charles, Directeur Général des Antennes TV et Contenus du Groupe M6 : « Immense respect pour ce géant de la télévision. Thierry Ardisson aimait nous proposer des idées de programmes, fidèle à sa créativité sans limite. Le groupe M6 et Paris Première sont tristes aujourd’hui. Toutes nos condoléances à Audrey Crespo-Mara et tous ses proches ».

 

Le communiqué de l’Elysée :

L’homme en noir nous laisse en deuil. Animateur et producteur de cinéma et de télévision, Thierry Ardisson imposa pendant des décennies au paysage audiovisuel français une voix, une silhouette, un style, un esprit, teinté de curiosité et d’irrévérence.

De la Creuse à l’Algérie, sur les plages de sa jeunesse à Juan-les-Pins, Thierry Ardisson devint très vite un assoiffé de lumières, un amoureux du monde, d’un monde qu’il voulait vibrant, et sonore, et mémorable. Il frappait fort, vite, le ton haut, le verbe incisif. L’homme pressé, lancé dans la publicité, fondateur en 1978 l'agence Business, inventa le spot publicitaire de huit secondes. « Lapeyre, y en a pas deux », « Quand c’est trop, c’est Tropico » : ses slogans marquèrent leur temps, signe d’une intelligence qui savait en capter les vibrations profondes, pour mieux le bousculer.

Car il maîtrisait à la perfection le sel du scandale. Grand salonnier cathodique de son siècle, il recevait ses invités avec une chaleur qui virait facilement à l’incendie, mêlant l’aspic et les fleurs, le rudoiement et l’affection, les confidences et les révélations à fracas. En 1985, sur TF1, il menait son émission « Descente de police » avec un trench de détective et une finesse de limier. Puis vient « Scoop à la une », « À la folie pas du tout », « Face à France », animé par Guillaume Durand, avec Catherine Barma.

De 1988 à 1990, il présenta sur Antenne 2 Lunettes noires pour nuits blanches. Ses nouveaux formats firent date : « interview première fois », « auto-interview », « questions cons ». En 1991, il présenta sur Antenne 2 l’émission « Double Jeu », épicé par son générique Moulin- rouge, et les saillies provocatrices de Laurent Baffie. Sur France 2, pour les dix épisodes d’ « Ardimat », il menaça de tuer son chien si l’audimat décroît. Le peu de succès des Niouzes fut balayé par la forte audience avec « Paris Dernière », puis de « Rive droite Rive gauche », où intervenaient Élisabeth Quin pour le cinéma, Philippe Tesson pour le théâtre, Frédéric Beigbeder pour la littérature, agrégeant autour de lui une constellation de penseurs irrévérencieux. Sur TF1 comme sur France 2, Hervé Bourge et Pascal Josèphe lui accordaient confiance et immunité.

« Magnéto, Serge » disait-il souvent, recevant pour « Tout le monde en parle » sur un même plateau Brad Pitt et Edouard Balladur, Iggy Pop et Geneviève de Fontenay, Marylin Manson et Maître Capelo. De 2003 à 2007, sur Paris Première, son émission « 93, faubourg Saint- Honoré » recevait toute la France sous le format d’un dîner à son domicile. En 2006, il produisit et présenta sur Canal+ « Salut les Terriens », en clair chaque samedi soir. Il y gagna un public fidèle.

Avec « Hôtel du temps », en 2022, il ressuscita même Dalida, Gabin, Coluche, avec l'aide de l’intelligence artificielle, mais surtout avec son intelligence humaine. Chacune de ses inventions contribua à écrire l’histoire de la télévision française, au point que l’Institut national de l'audiovisuel lança une chaîne YouTube dédiée à ses émissions, l’INA-Arditube.

Homme de paradoxe, toujours là où on ne l’attendait pas, il cultivait des aspirations monarchistes, s’essayait au roman : Cinemoi en 1972, La Bible en 1975 et Rive Droite en 1983.

Son dernier livre, L’Homme en noir, paru en mai 2025, le mettait en scène dans une ultime émission où défilaient comme en songe tous les personnages de sa vie, vivants et morts, Serge Gainsbourg, Michel Rocard, Lady Di, Jésus, et même, avec son humour de toujours sainte Rita, patronne des causes désespérées.

Dans cette fresque du jugement dernier où il se peignait déjà, il continuait sa mission d’examen de conscience provoquant et gouailleur des éminences françaises. Il poursuivra dans nos mémoires la conversation de tant d’années. Le président de la République et son épouse adressent leurs condoléances émues à sa famille et à ses proches.

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