Mécontent de la confirmation de la décision de l’Arcom par le Conseil d’Etat concernant la suppression de C8 et NRJ12 au 28 février 2025, les médias appartenant à Vincent Bolloré (C8, CNews, Europe 1, le JDD), ont fait le récit d'un « déjeuner de la honte » au cours duquel des membres de l'Arcom auraient prononcé les phrases suivantes : « Nous, on nous a demandé de virer Hanouna, on l'a fait, on a fait notre boulot », « On s'est bien payé le groupe Bolloré » et « On s'en fout de mettre au chômage 400 potes d'Hanouna ».
Accusé d’avoir ordre de faire tomber Cyril Hanouna et politiquement téléguidé par l’Elysée, l’Arcom a été contraint de s’expliquer via un communiqué de presse reproduit ci-dessous.
L’Arcom a pris connaissance des affirmations par voie de presse selon lesquelles des personnes travaillant en son sein auraient commenté, dans des termes inappropriés, le 21 février, la décision de ne pas renouveler l’autorisation de C8 sur la TNT.
L’Arcom précise qu’aucun des membres du collège, en fonction actuellement ou lors de la décision rendue publique le 12 décembre 2024, et seuls décisionnaires, ne se trouvait dans le quartier mentionné le 21 février dernier. Par ailleurs, contrairement à ce qui a été indiqué à l’antenne d’Europe 1, le siège de l’Arcom ne se situe plus dans ce quartier depuis le début du mois de janvier.
En l’état, l’Autorité ne dispose d’aucun élément factuel permettant d’accréditer les propos allégués et se réserve la possibilité d’engager toute démarche pour assurer sa protection et celle de ses agents.
L’Arcom rappelle également que la décision de diffusion de 10 chaînes gratuites sur la TNT à l’échéance des autorisations en cours, et de ne pas renouveler celles des chaînes C8 et NRJ 12, a été fondée sur un examen comparatif des 19 projets présentés, selon les critères définis par la loi, examen qui a conduit à autoriser deux nouvelles chaînes. Le Conseil d’Etat, dans une décision motivée rendue publique le 19 février, a confirmé la légalité de cette procédure et de son aboutissement.