Ce soir à 20h50, Arte diffusera le documentaire inédit « Élections européennes : l'Union touchée au cœur »
Gros plan sur l'offensive populiste d'extrême droite durant cette campagne électorale, à travers deux de ses points chauds : Chemnitz en Allemagne et Carpentras en France.
Partout en Europe, les partis populistes accentuent leur pression. Dans six États membres de l’UE, ils participent à des coalitions de gouvernement. En Italie, leur plus belle prise, la Ligue de Matteo Salvini ne cesse de gagner en popularité. Ces partis veulent fermer les frontières et retrouver leur souveraineté. Et pour cela, ils comptent bien s’inviter en force au Parlement européen lors du scrutin du 26 mai prochain. Seul le couple franco-allemand semble encore croire au rêve communautaire. Pourtant, il est lui aussi touché par la tentation populiste. En Allemagne, pour la première fois depuis 1945, un parti d’extrême droite siège au Bundestag : ses 92 députés font de l’AfD (Alternative für Deutschland) la première force d’opposition à Angela Merkel. En France, Emmanuel Macron, affaibli par un bras de fer qui s'éternise avec les "gilets jaunes", est talonné dans les sondages par le Rassemblement national.
À la veille du scrutin du 26 mai, Franck Duprat a suivi cette campagne électorale de tous les dangers des deux côtés du Rhin, dans des villes emblématiques : en Saxe, où est née l’AfD, ses militants sont convaincus qu’ils conforteront leur poussée à Chemnitz, point de ralliement des néonazis et extrémistes de droite de toute l’Allemagne. Face à eux, les Verts ont bon espoir de séduire les déçus du SPD, le Parti social-démocrate, en quasi-faillite. Dans le Vaucluse, à Carpentras, fief historique du Front national, les militants de LREM se pensent les mieux placés pour l'emporter contre le gilet jaune Christophe Chalençon, qui a monté sa liste pour les Européennes, et les fidèles de Marine Le Pen. Une enquête de terrain complétée par les analyses, côté allemand, du théologien et militant des droits de l'homme Frank Richter et du psychologue Frank Asbrock, et côté français, de l'écrivain journaliste Michel Moatti et du sociologue Michel Wieviorka.
Suivi à 21h45 du documentaire inédit « L’Europe, une affaire d’argent ? »
À l'aube d'une mandature appelée à de nouvelles restrictions budgétaires, décryptage des principaux enjeux financiers de l’Union européenne et notamment des mécanismes de redistribution des fonds européens et du principe de solidarité. Qui paie ? Qui profite ? Et qui contrôle l'Europe ?
Les sièges du Parlement européen seront remis en jeu le 26 mai, avec l'élection des 705 députés de la prochaine mandature – 751, si l'on compte les représentants du Royaume-Uni, où l'on ignore encore si le scrutin aura lieu. Sur fond du feuilleton du Brexit, ce scrutin aux incertitudes inédites intervient alors que l’Europe entame une nouvelle ère, marquée par le poids croissant des restrictions budgétaires sur les décisions politiques.