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Inédits, La vallée et Prénom : Mathieu, ce soir à 20h55 dans Ondes de choc sur Arte

Inédits, La vallée et Prénom : Mathieu, ce soir à 20h55 dans Ondes de choc sur Arte

Suite de la collection de téléfilms inédits « Ondes de choc » avec « La vallée » et « Prénom : Mathieu », ce soir dès 20h55 sur Arte.

 

LA VALLEE

Pourchassé par la police pour un vol de voiture, un jeune homme se perd dans les montagnes suisses... L’histoire d’une cavale sans issue, filmée avec un réalisme teinté d’onirisme. Signé Jean-Stéphane Bron, ce téléfilm émouvant est le troisième volet de la collection "Ondes de choc", inspirée de faits divers survenus en Suisse.

Missionnés par un caïd de leur cité, les jeunes Riyad et Zaïd quittent la banlieue lyonnaise au petit matin pour dérober deux voitures de luxe en Suisse. Mais l’expédition tourne mal. Riyad abandonne le véhicule volé et s’enfuit dans la montagne. Traqué par la police, il tente désespérément de retrouver son chemin et de se diriger vers la France…

Inspiré du "drame de l’A1", qui se solda par la mort d’un des voleurs, abattu par un policier après une course-poursuite, ce troisième volet de la collection Ondes de choc épouse le point de vue du survivant, perdu au milieu des skieurs insouciants, piégé dans cette vallée hostile où le froid, la faim et la peur resserrent irrémédiablement leur étau.

Porté par le débutant Ilies Kadri, soldat dans l’armée française, dont le contraste entre la force physique et le regard mélancolique a séduit Jean-Stéphane Bron, ce téléfilm émouvant, coécrit par Alice Winocour (Augustine), fait douloureusement écho à une autre tragédie : celle des migrants engagés dans la périlleuse traversée des Alpes.

 

PRENOM : MATHIEU

Juin 1986, Mathieu, 17 ans, survit miraculeusement à la tentative de meurtre d'un tueur en série... Quatrième volet de la collection "Ondes de choc", un téléfilm inventif du réalisateur suisse Lionel Baier qui remodèle cette histoire vraie avec subtilité.

Un cri dans la nuit, un corps nu tremblant dans la boue d'un sous-bois… : en juin 1986, Mathieu, 17 ans, survit miraculeusement à la tentative de meurtre d'un tueur en série, qui n'a jamais laissé personne s'échapper jusqu'alors. De retour chez ses parents après son hospitalisation, le jeune homme doit apprendre à vivre avec son traumatisme. Il reçoit la visite du commissaire Jotterand, qui lui demande de l'aider à constituer le portrait-robot du tueur. Mais Mathieu ne parvient pas à se souvenir de tout…

La partie du visage que Mathieu n'arrive pas à retrouver avec précision, ce sont les yeux, comme si le jeune homme avait encore du mal à poser un regard sur ce qu'il venait de vivre. Les flash-back qui surgissent dans son esprit entretiennent la confusion : ils sont tout autant de l'ordre de la sensation que du souvenir réaliste.

Pendant que Mathieu tente de retrouver une mémoire efficace, le réalisateur Lionel Baier esquisse un portrait tout en détails, nuances et demi-teintes de son héros plutôt lunaire et de ses efforts de résilience. Esquivant les poncifs de la dramatisation et de la psychologie à outrance grâce à une réalisation inventive, il flirte avec le surnaturel mais compose une chronique intime d'une subtilité émouvante. Un film qui transcende avec douceur son macabre sujet.

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