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Fiertés, la mini-série évènement sur le combat pour les droits des minorités sexuelles en France, le jeudi 3 mai 2018 à 20h55 sur Arte

Fiertés, la mini-série évènement sur le combat pour les droits des minorités sexuelles en France, le jeudi 3 mai 2018 à 20h55 sur Arte
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Le jeudi 3 mai 2018 à 20h55, Arte diffusera « Fiertés », la mini-série évènement sur le combat pour les droits des minorités sexuelles en France. Elle se compose de 3 épisodes de 52 minutes, avec Samuel Theis, Stanislas Nordey, Frédéric Pierrot, Benjamin Voisin et Emmanuelle Bercot. La série a reçu le prix de la meilleure série au Festival de Luchon 2018.

Avec sobriété et justesse, Philippe Faucon (Fatima) retrace le combat pour les droits des minorités sexuelles en France à travers le récit intime de trois générations et trois destins d’hommes. Série chorale et ambitieuse, Fiertés est à la fois une chronologie de la tolérance, une saga familiale et un récit profondément intime, porté par un casting de haute volée.

De la dépénalisation tardive de l’homosexualité au début des années 80, dans la foulée de l’élection de François Mitterrand, à l’adoption de la loi Taubira en 2013, Philippe Faucon retrace, au travers du destin de Victor (Benjamin Voisin puis Samuel Theis) et des siens, le combat en France des minorités sexuelles pour leur reconnaissance et leurs droits.

Une histoire contée en douceur et centrée sur le récit intimiste d’une famille et d’un couple, sans oublier pour autant la violence symbolique et concrète subie par les homosexuels.

Au sein d’un casting de choix, où chacun incarne son rôle, petit ou grand, avec une intensité retenue, le trio de tête constitué par Samuel Theis (Party Girl, Un village français), Stanislas Nordey (directeur du Théâtre National de Strasbourg) et Frédéric Pierrot (Un homme est mort, Les Revenants) porte ce récit émouvant à l’humanisme plein de finesse.

Épisode 1

Printemps 1981. À la veille de l’élection présidentielle, Victor (Benjamin Voisin), 17 ans, prépare son bac entre sa petite amie Aurélie (Lou Roy-Lecollinet) et le chantier sur lequel il travaille les week-ends, sous la direction de son père Charles (Frédéric Pierrot), ardent partisan de Mitterrand.

Un jour, lui et Selim (Sami Outalbali), le fils du contremaître, nouent une relation amoureuse secrète. Charles les surprend mais, choqué, rejette la responsabilité sur Selim qu’il licencie.

Au lycée, la rumeur et les sarcasmes se répandent à l’encontre de Victor. Perdu et blessé, le jeune homme s’efforce de refouler ses désirs sous la pression de son père et malgré le soutien silencieux de sa mère, Martine (Emmanuelle Bercot). Il finit par s’aventurer un soir vers un lieu de rencontres entre hommes et y rencontre Serge (Stanislas Nordey), un militant de la cause gay de vingt ans son aîné.

Leur relation va peu à peu obliger Victor à assumer son homosexualité. Charles, contrairement à sa femme, exige que son fils choisisse entre eux et Serge...

 

Épisode 2

1999. Victor (Samuel Theis), désormais architecte, vit harmonieusement avec Serge et s’est tant bien que mal réconcilié avec son père. Séropositif depuis de longues années, Serge accepte tacitement ses aventures d’un soir. Il travaille dans une association LGBT et défile régulièrement pour la défense du Pacs.

En lançant la construction d’un gros projet, Victor se retrouve nez à nez avec Selim (Nicolas Cazalé), devenu, comme son père, contremaître. Leur attirance l’un pour l’autre est restée intacte, mais Selim est marié et père de deux enfants.

En marge de leur liaison clandestine, Victor prend peu à peu conscience de son désir d’avoir un enfant et convainc Serge d’en adopter un avec lui. Les homosexuels n’obtenant jamais en pratique l’agrément nécessaire, Victor doit jouer aux yeux de l’assistante sociale à l’enfance (Chiara Mastroianni) le rôle d’un célibataire hétérosexuel. Il demande à ses parents de l’aider dans sa démarche…

 

Épisode 3

2013. Diego (Julien Lopez), le fils adoptif de Victor et Serge, est à son tour en Terminale. En butte à la haine de l’un de ses camarades, qui s’en prend régulièrement à sa famille homoparentale, il cède parfois à d’incontrôlables accès de colère, que Victor refuse de comprendre et condamne.

En effet, le projet de loi sur le mariage pour tous cristallise le débat dans la société française. Alors qu’il en avait été incapable avec son propre fils des années auparavant, Charles, désormais veuf, sait trouver les mots justes pour réconforter son petit-fils qui connait ses premiers tourments amoureux avec la jeune Noémie (Rebecca Marder).

L’autre allié de Diego, face à l’intransigeance de Victor, c’est le toujours compréhensif Serge, dont la santé se dégrade…

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Fiertés, la mini-série évènement sur le combat pour les droits des minorités sexuelles en France, le jeudi 3 mai 2018 à 20h55 sur Arte

Note d’intention des créateurs de la série

En 2013, les débats autour du mariage pour tous occupent l’espace public, animent les conversations de comptoir, divisent une nouvelle fois la France. Parmi une foule de gens indifférents, car pas concernés, car pas menacés, la communauté LGBT voit une frange de la population française s’embraser contre elle à coups de tribunes éditoriales incendiaires, de marches pacifistes aux slogans guerriers, ou l’inverse peut-être, d’indé
cents appels à la décence, d’incompréhensibles refus de compréhension. Ou comment la simple idée que les homosexuel(le)s puissent avoir les mêmes droits que le reste de la société suffit, plus encore que pour le Pacs, 14 ans auparavant, à libérer la parole et déchaîner l’aversion d’une partie – heureusement minoritaire – du peuple français. De cette violence est née Fiertés.
À la haine, nous avons voulu opposer une histoire d’amour ; à la division, une histoire de famille. Et à l’interrogation qu’a suscité cette période trouble, de savoir pourquoi chaque avancée sociale, chaque combat pour l’égalité s’accompagne d’une fracture de la société, nous avons décidé de répondre par une série intrinsèquement militante. Pas parce qu’elle couvre 30 ans de lutte pour la reconnaissance des droits LGBT ; mais parce qu’elle préfère justement baisser ses pancartes et ses discours pour raconter une histoire universelle, qui transcende les questions de genres et de sexualité : une histoire d’amour. Simplement.
En 1981, Victor a 17 ans. Il va au lycée, bosse le week-end sur un chantier, prétend aimer des filles mais couche avec des garçons. Il n’a aucun désir de revendication, certainement pas de visibilité. Jusqu’à ce qu’il rencontre Serge. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’un homme et comprenne que, pour pouvoir vivre sa vie, pour être avec la personne qu’il aime, il va devoir lui aussi se battre – contre les préjugés, contre son père, et contre la société.
Il n’y a aucune fierté particulière à être homosexuel(le). Pas plus que d’être hétéro. Mais la fierté, c’est le contraire de la honte – et trop longtemps, on a attendu des homos qu’ils aient honte d’eux-mêmes. En écrivant Fiertés, nous voulions rendre hommage aux générations de femmes et d’hommes qui se sont battus avant nous pour pouvoir aimer qui ils voulaient. Pour être acceptés, respectés, traités à égalité. Pas plus, mais certainement pas moins.

José Caltagirone et Niels Rahou

Source : Arte

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