Au sommaire du magazine d’information « Envoyé spécial », présenté par Elise Lucet, ce soir à 20h55 sur France 2 :
TGV, la catastrophe oubliée
Le 14 novembre 2015, près d'Eckwersheim, (Bas-Rhin), un TGV d'essai teste la nouvelle ligne Paris-Strasbourg. À bord, des pilotes, des techniciens, mais aussi leurs proches, invités pour l'occasion. La rame s'engage à 243 km/h dans un virage serré, sur un pont. Trop vite. Le train percute le parapet en béton et bascule dix mètres plus bas, dans un champ et un canal. Bilan : 11 morts, 42 blessés. Pour la première fois de son histoire, le TGV tue. Pourquoi ce train allait-il aussi vite ? Pourquoi un freinage aussi tardif ? Pourquoi autant d'invités à bord d'un TGV d'essai ? Témoignages exceptionnels, images stupéfiantes des essais : enquête sur une catastrophe passée presque inaperçue au lendemain des attentats du 13 novembre 2015.
Sexe, chantage et vidéo
Pour le FBI, la rumeur est crédible : le Kremlin détiendrait une vidéo de Donald Trump, en pleine orgie avec des prostituées russes ! Filmer en secret dans la chambre d'hôtel et diffuser les images (ou menacer de le faire) : ce moyen de chantage s'appelle le Kompromat. Cette technique inventée par le KGB, Vladimir Poutine l'utilise pour faire taire opposants politiques, diplomates, journalistes. Comme la militante Natalia Pelevina : ses ébats avec un ancien premier ministre russe ont été diffusés à la télévision ! Sa carrière politique et celle de son amant ont été brisées. Il y a aussi les appâts, comme Moomoo. Cette jeune femme a charmé et compromis une dizaine de personnalités d'opposition. Travaillait-elle pour les services secrets russes ? Pourquoi a-t-elle quitté le pays et changé d'identité ? Aujourd'hui, le Kompromat peut piéger n'importe qui : c'est le cauchemar de Yoann Barbereau, Français expatrié en Sibérie. Ses photos personnelles ont été truquées pour l'accuser de pédophilie. Il fuit les services secrets russes lancés à ses trousses.
Femmes de Daech, l'impossible retour
Quel sera le sort des Français qui avaient rejoint les rangs des jihadistes en Syrie ? Les femmes, notamment, vont-elles pouvoir rentrer pour être jugées en France ? Que faire des enfants nés en Irak ou en Syrie ?
Margaux Dubreuil, 27 ans, est originaire de Nantes. Elle s'est convertie à l'islam à 18 ans. Partie rejoindre le groupe Etat islamique avec sa fille Yasmine, qui a aujourd'hui 6 ans. Elle y a passé quatre ans. Elle a été mariée à quatre combattants, dont trois sont morts. Elle a eu deux autres enfants, un garçon de 3 ans né à Raqqa, et une fille de 5 mois née pendant la bataille menée par l'alliance arabo-kurde pour libérer la ville. C'est pendant les dernières heures de cette bataille qu'elle a été arrêtée. Elle est aujourd'hui retenue par les forces kurdes, quelque part dans le nord de la Syrie.
En Syrie, Margaux Dubreuil risque la peine de mort. En France, elle a été condamnée en son absence à deux ans de prison. Elle souhaite aujourd'hui rentrer sur le sol français, assurant regretter d'avoir appartenu à une organisation terroriste et s'être "préparée depuis longtemps" à aller en prison. Mais dans un pays marqué par les attentats de 2015, en partie perpétrés par des "revenants" de Syrie, son retour est-il envisageable ? "On n'a pas voulu tout ça, se défend-elle. On a pensé rejoindre un certain modèle. Et on ne nous a présenté que des mensonges. On a été trompés. "La jeune femme en appelle à la France pour que ses enfants, au moins, soient rapatriés.
Arnaud Comte et Stéphane Guillemot l'ont rencontrée pour France 2. Avec l'aide de leur traducteur sur place Massoud Hamid, ils ont eu avec elle un entretien de trois heures. Une partie en a été diffusée dans le journal de 20 Heures le 1er novembre 2017, suscitant de très nombreuses réactions. "Envoyé spécial" vous en propose, le 9 novembre, une version plus longue qui aide à mieux comprendre la situation de cette femme et de ses trois enfants.
Source : France 2