Au sommaire du magazine d’information « Complément d’enquête », présenté par Thomas Sotto, ce soir à 23h05 sur France 2, une enquête inédite intitulée « Esclavage, prostitution : les nouveaux trafiquants ».
C’est la nouvelle manne des trafiquants : le racket de migrants. Avant même d’atteindre la Méditerranée, des centaines d’hommes et de femmes venus d’Afrique se font kidnapper au cœur du désert libyen, torturer et rançonner de plusieurs centaines d’euros. Plongée dans l’enfer de ces migrants, et de celles et ceux qui sont réduits à l’état d’esclave… parfois à deux pas de chez vous. Dans certaines banlieues françaises, ce sont des mineures enrôlées de force comme prostituées par des copains de quartier. Dans les quartiers chics de Paris ou de Londres, ce sont des jeunes filles au pair corvéables à merci. Complément d’enquête sur ces nouveaux trafics d’êtres humains, de la Libye à l’Angleterre, en passant par la Seine-Saint-Denis.
L’Enfer de Bani Walid
En Libye, à 150 kilomètres des côtes, Bani Walid est l’une des plaques tournantes du trafic de migrants. Des centaines d’Ivoiriens, Sénégalais, Maliens ou Soudanais s’y sont retrouvés piégés par des milices armées, séquestrés pendant de longs mois dans des hangars aménagés en prisons. La technique ultime de leurs tortionnaires : électrocuter ou mutiler les migrants et appeler en direct leurs familles pour obtenir une rançon. Celle-ci peut aller jusqu’à des milliers d’euros. Document exclusif pour Complément d’enquête : nos équipes ont tourné à l’« hôtel Ivoire », à Bani Walid, l’un des rares endroits où les rescapés de ces tortures trouvent refuge… quand ils sont encore vivants. À la sortie de la ville, une association locale a ouvert un cimetière pour les migrants. Elle y a déjà creusé 2 000 tombes.
Dealers d’adolescentes
Ils ont la vingtaine, et après un passé de petits trafiquants, s’improvisent proxénètes. Depuis deux ans, une soixantaine d’enquêtes de police ciblent ces nouveaux « macs de banlieues ».
Rien à voir avec les réseaux criminels d’Europe de l’Est, les délinquants font travailler des jeunes filles de leur cité, souvent mineures. Une prostitution de proximité, entre copains, mais au mode opératoire violent. Complément d’enquête a remonté la piste d’une « maquerelle » et de son acolyte à Argenteuil. Pendant des mois, ils ont forcé des « amies » ados à enchaîner les passes dans leur appartement transformé en maison close.
Cherche jeune fille au pair… et plus si affinités
Le 20 septembre dernier, une Française de 21 ans a été retrouvé calcinée dans un jardin de Londres : elle était jeune fille au pair. Le couple qui l’embauchait a été mis en examen pour meurtre. Depuis cette tragédie, les témoignages affluent sur les réseaux sociaux pour dénoncer les conditions de travail de ces nounous pas comme les autres. En théorie, des étudiantes qui, en échange du gîte et du couvert, s’engagent à quelques heures de garde. En réalité, des jeunes femmes souvent exploitées, soumises aux brimades et parfois même aux agressions sexuelles. Enquête en France et en Grande-Bretagne sur ces « esclaves domestiques » d’un nouveau genre.
Source : France 2