Inédit, Baisers cachés, ce soir à 20h55 sur France 2, dans la cadre de la journée de lutte contre l’homophobie

À l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, le 17 mai 2017, France 2 se mobilise en proposant une grande soirée continue autour du téléfilm Baisers cachés, réalisé par Didier Bivel et interprété par Patrick Timsit, Bruno Putzulu, Barbara Schulz, Catherine Jacob, Bérenger Anceaux et Jules Houplain. 

La diffusion de ce téléfilm très fort - distingué par le prix de la critique au Festival de Luchon l’an dernier - sera suivie d’un débat en direct animé par Julian Bugier, en présence notamment de Patrick Timsit. Cette soirée permettra de revenir largement, avec de nombreux témoins et experts, sur la situation douloureuse des jeunes homosexuels, souvent harcelés en milieu scolaire et parfois rejetés par leur cercle familial et amical... A l'heure où certains pays européens font de la lutte contre l'homophobie une question politique, pourquoi est-ce si difficile en France de faire entendre la voix des minorités sexuelles ?
Dans la foulée de ce débat, France 2 diffusera le film documentaire « Les invisibles », réalisé par Sébastien Lifshitz.

 

20h55 – Baisers cachés (Téléfilm français inédit)

Nouveau venu au lycée, Nathan, 16 ans, vit seul avec son père policier, Stéphane, avec qui il a des rapports complices. Nathan est invité à une soirée où il flashe sur un garçon de sa classe. Ils se retrouvent à l’abri des regards et s’embrassent.

Mais quelqu’un les observe en cachette et publie la photo de leur baiser sur Facebook : la rumeur se répand sur le Net et provoque le scandale au lycée et dans les familles.

Stéphane découvre l’homosexualité de son fils. Choqué, il se détourne de Nathan. Au lycée, les élèves harcèlent ce dernier et s’interrogent sur l’identité de l’autre garçon.

Nathan, amoureux, refuse de révéler l’identité de son amoureux et fait front contre les moqueries et le violence. Pourra-t-il compter sur son père ? Et sur celui qu’il aime ?

Avec Patrick Timsit, Bruno Putzulu, Barbara Schulz, Catherine Jacob, Bérenger Anceaux et Jules Houplain.

Inédit, Baisers cachés, ce soir à 20h55 sur France 2, dans la cadre de la journée de lutte contre l’homophobie

Entretien avec Patrick Timsit.

Stéphane est le père d’un adolescent dont il découvre l’homosexualité. Au début, il ne comprend pas sa propre réaction et se dit : « Je pensais mieux le vivre que ça ! » Puis, assez vite, il doit agir en protégeant son fils, Nathan, parce que les rapports avec les autres élèves au lycée deviennent trop violents. L’originalité de ce film, au-delà du traitement de l’homophobie ordinaire, réside dans le regard de la famille. Mon personnage est flic. Pourtant, il reste ouvert, il est à l’écoute du drame qui se produit. Ça casse un peu le stéréotype du flic.
Contrairement au père de l’autre garçon. Qui est excellent tant il respire l’intelligence dans son rôle de médecin qui a réussi mais qui est totalement dépassé par ce qui se passe. Tous ses principes, les projections qu’il avait faites sur son fils, tout est mis à bas. Il ne contrôle plus rien. Un trop-plein de bouleversement qui le fait réagir d’autant plus violemment.
L’homophobie est un combat humain. Dès que les gens sont agressés pour ce qu’ils sont, pour leur religion ou leur choix de vie, ça me touche. D’ailleurs, je traite souvent de sujets sociaux dans mes spectacles pour rire d’un comportement qui m’a choqué, par exemple. Le film Pédale douce était un instantané de l’homosexualité dans les années 1990. Vingt ans après, rien n’a changé au fond : l’ouverture d’esprit, le regard sur l’autre… Ce regard qui blesse toujours tant.
Comme tout le monde. Quand je prends la parole, il y a parfois un média, une radio, une télé… mais la personne qui le fait au sein de son entourage a tout autant d’importance, son combat est tout aussi honorable. Si chacun d’entre nous essayait de discuter ouvertement sans choquer, juste pour tenter d’ouvrir les esprits vers plus de tolérance, ce serait une grande progression.
Ce film parle d’adolescents en difficultés, qui ont du mal à gérer leur homosexualité naissante et la réaction de leurs parents. Baisers cachés s’adresse à tous les jeunes dans cette situation afin qu’ils se sentent moins seuls, qu’ils sachent que des associations comme Le Refuge existent et peuvent les aider. Le film a été diffusé en Suisse, avant la France, et a circulé dans le monde entier via les réseaux sociaux. Il a permis à des centaines de jeunes de discuter. Il joue son rôle, grâce au travail qui a été fait et à la parole qui a été donnée.
Je n’ai pas découvert le rejet de la famille, mais cela me bouleverse toujours autant. Je ne peux pas imaginer qu’une mère puisse dire à son fils : « Dehors, ne remets plus jamais les pieds dans cette maison. » Ça me détruit. Un autre aspect m’a interpellé et il est habilement amené par l'intrigue autour du garçon que Nathan embrasse. Pour ne pas être soupçonnés d'être homos, les garçons de la classe se défendent, parfois un peu trop vigoureusement. Une violence qui peut cacher des sentiments refoulés, une honte. Cette réalité est très bien décrite par Brahim Nait-Balk, dans son livre témoignage, Un homo dans la cité**.

Patrick Timsit.

Inédit, Baisers cachés, ce soir à 20h55 sur France 2, dans la cadre de la journée de lutte contre l’homophobie

22h30 - Homophobie : le combat continue (Débat)

Dans la foulée de la diffusion du téléfilm, France 2 propose un nouveau numéro de La Soirée continue.

Cela se passe dans la cour de l’école, dans la rue mais aussi au sein de la famille : en 2017, encore trop de personnes homosexuelles sont victimes d’homophobie.

Depuis 2013 et les débats autour du « mariage pour tous », les agressions verbales et physiques se sont multipliées avec les réseaux sociaux comme terrain de prédilection.
Une situation extrêmement difficile à vivre pour les jeunes homosexuels. 30% d’entre eux ont tenté, un jour, de se suicider. Alors, comment s’accepter quand on est homosexuel ? Comment affirmer sa différence face à un entourage et une société qui vous rejette ?

C’est un combat que mènent les associations qui luttent aussi pour le droit des personnes transgenres particulièrement stigmatisées. Depuis 2001, la loi punit les violences commises en raison de l’orientation sexuelle de la victime. Une loi difficile à faire appliquer par les tribunaux. Comment faire valoir ses droits et faire bouger les mentalités ?

Enfin, alors que certains pays européens font de la lutte contre l’homophobie et la transphobie une question politique, pourquoi est-il si difficile en France de faire entendre la voix des minorités sexuelles ? Notre pays serait-il homophobe ?

Pour débattre, Julian Bugier sera entouré de Patrick Timsit, de témoins, de jeunes homosexuels, de parents, de spécialistes et de responsables des associations Le Refuge et SOS Homophobie :

- Franck Riester, député et maire

- Florent Thomassin, harcelé au collège à cause de son homosexualité, isolé dans un petit village de 400 habitants, il habite aujourd’hui au Refuge à Montpellier

- Anna Ghione, a très mal vécu le coming out de son fils à 17 ans mais se bat, depuis, pour les droits des homosexuels

- Serge Hefez, psychiatre, spécialiste de l’adolescence

- Joel Deumier, président SOS Homophobie

- Catherine Durand, assistante sociale, formatrice contre l’homophobie à l’académie de Versailles, elle se heurte parfois au manque de coopération des chefs d’établissement.

- Hassan Jarfi, son fils a été tué parce qu’il était homosexuel. Depuis il s’engage pour les droits LGTB

- Philippe Besson, l’écrivain a co-réalisé un documentaire fort « Homos la haine » parce qu’il avait été choqué par l’homophobie révélée par le mariage pour tous.

- Amélie Georgin, mariée à Annick et mère d’une petite fille Garance conçue par PMA. Elle interviendra sur les difficultés, malgré le mariage pour tous, à être parent à part entière.

 

23h30 – Les invisibles (Film documentaire français inédit)

Des hommes et des femmes, nés dans l'entre-deux-guerres. Ils n'ont aucun point commun sinon d'être homosexuels et d'avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait.

Ils ont aimé, lutté, désiré, fait l'amour. Aujourd'hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l'obligation de s'inventer une liberté pour s'épanouir. Ils n'ont eu peur de rien.

 

Une mobilisation totale de France 2

Pour donner encore plus d’impact et de résonance à cette œuvre et aux questions de société fondamentales soulevées par cette soirée continue, France 2 traitera de la question de l’homophobie et de ses différentes problématiques dans plusieurs de ses programmes et éditions d’information.

La page internationale « C’est un monde » de TÉLÉMATIN lancera cette grande mobilisation le samedi 13 mai en dressant, avec l’appui du réseau de nos correspondants à l’étranger, un panorama de la situation des personnes homosexuelles dans de nombreux pays, à l’heure où certains Etats offrent un cadre législatif plus ouvert et favorable et où d’autres, à l’opposé, dénient les droits et la dignité des homosexuels et transgenres.

Le 17 mai, l’antenne sera particulièrement mobilisée avec un nouvel éclairage dans TÉLÉMATIN, l’invitation de Patrick Timsit et de Bruno Putzulu dans C'EST AU PROGRAMME, sans oublier bien sûr les JT de France 2.

France Télévisions mettra naturellement toute la puissance de ses réseaux numériques au service de cette journée mondiale. Afin de sensibiliser les publics présents sur les réseaux sociaux, Patrick Timsit et Bérenger Anceaux ont retranscrit - face caméra - le témoignage d'une victime d'actes homophobes. Cette vidéo sera publiée sur les réseaux sociaux de France 2 et de France Télévisions à l'approche de la diffusion de la fiction.
Pour la découvrir en exclusivité, cliquez ici : https://youtu.be/0LiPdqluU-Q

Un nouveau coup de projecteur sera en outre donné à la plateforme de témoignages opérée par l’association SOS Homophobie et mise en place au moment de la diffusion sur France 2 du documentaire « Homos la haine » : http://www.francetv.fr/temoignages/homos-la-haine/

Les plateformes éducatives de France Télévisions francetv éducation et lesite.tv seront quant à elles parties prenantes, aussi bien en ligne que sur le terrain : utilisation d’extraits de la fiction et du débat ; mise à disposition d’outils et de supports pédagogiques pour une exploitation en classe ; organisation autour de la fiction de « master classes », en partenariat avec le Clemi, pour susciter le débat avec le public scolaire…

Cette programmation événementielle autour de la lutte contre l’homophobie et la transphobie s’inscrit, plus largement, dans le prolongement de nombreux programmes emblématiques et engagements forts, déployés par France Télévisions ces dernières années. Rappelons plus particulièrement, sur France 2, l’impact des documentaires manifestes « Homos la haine », « Harcèlement, ils se manifestent » et, plus récemment, « Trans, c’est mon genre », ou encore, précédemment, la fiction « Un amour à taire » sur la déportation des homosexuels pendant la seconde guerre mondiale.

La signature, par la Présidente de France Télévisions le 18 octobre dernier, de la Charte LGBT de L’Autre Cercle a également été un temps fort illustrant l’engagement du service public contre toutes les formes de discrimination à l’encontre des personnes homosexuelles et transgenres.

A noter enfin dans cette dynamique globale la série digitale en cours de post-production, « Les engagés » (10*10 minutes), coproduite par Astharté & Cie. et France Télévisions - Nouvelles écritures. Le premier épisode sera mis en ligne sur Studio 4 le mercredi 17 mai.

 

Source : France 2

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