La mini-série inédite, Louis(e), le lundi 6 mars 2017 à 20h55 sur TF1

Le lundi 6 mars 2017 à 20h55, TF1 programmera la mini-série française inédite et événement « Louis(e) ». Elle se compose de 2 parties de 52 minutes, diffusé l’un à la suite de l’autre.

Le jour de l’anniversaire de son fils, Agnès découvre un étonnant cadeau : la maison en face de chez elle est louée à une belle femme, qui n’est autre que son ex-mari, Louis, parti sept ans plus tôt. Devenue Louise, ce « papa transgenre » a décidé d’aller jusqu’au bout de son évidence : être femme, sans pour autant renoncer à sa famille qu’elle vient reconquérir…

Mais comment se faire accepter par deux enfants et une femme qu’elle a abandonnés pour vivre au féminin ? D’autant qu’Agnès a refait sa vie avec un autre homme, peu désireux de voir cet « ex » revenir dans leur nouvelle vie de famille.

Malgré le rejet des siens, les rumeurs, les préjugés, les violences, Louise refuse de baisser les bras, prête à affronter tous les obstacles pour se faire accepter, telle qu’elle est aujourd’hui, par ceux qu’elle aime toujours et qui au fond ne l’ont jamais oublié…

Episode 1 - Une femme à part

Agnès fête l’anniversaire de son fils avec son nouveau compagnon Adrien, quand une nouvelle locataire s’installe dans la maison juste en face. Cette femme élégante, c’est Louise, son ex-mari parti sept ans plus tôt pour changer de sexe. Aujourd’hui, Louise est de retour et bien décidée à reconquérir l’amour de ses enfants.

 

Episode 2 - Comig-out

Contrairement à ce qu’elle espérait Louise découvre que pour sa femme et ses enfants elle n’est qu’une étrangère qui n’a aucune place parmi eux. Elle va devoir leur prouver que malgré sa transsexualité elle reste un père aimant, capable de les aider à vivre… pour peu qu’ils acceptent sa différence.

 

Avec : Claire Nebout (Louise), Héléna Noguerra (Agnès), Jean-Michel Tinivelli (Adrien), Arnaud Gidoin (Franck), Gavril Dartevelle (Sam), Zoé Garcia (Clara), Bartholomew Boutellis (Daniel), Eriq Ebouaney (Clément), Karim Fatihi (Diana), Justine Baert (Juliette), Benoît Moret (Avocat Louise), Gaëlle Lebert (Avocate Agnès), Hugues Leforestier (Monsieur Boissier), Ilian Calaber (Cyril), Ludmilla Dabo (Corinne), Joël Dupré La Tour (Proviseur homme)

 

Après sept années passées loin des siens, Louise compte bien les reconquérir et s’installe sans prévenir dans la maison face à son ancienne famille. Mais le jour où elle est partie, Louise s’appelait… Louis ! Un changement radical qui va compliquer ses tentatives de rapprochement. Claire Nebout entre dans la peau de cette héroïne transgenre avec un grand plaisir et une implication particulière.

J’ai accepté que j’ai lu le script, j’ai eu un coup de cœur immédiat pour le sujet que j’ai trouvé à la fois moderne, atypique et audacieux. J’ai pris comme un compliment qu’on me le propose. Le sous-titre de départ, «une femme d’exception», me semblait tout à fait approprié car Louise n’est pas une femme ordinaire. Quand un tel rôle arrive entre vos mains, vous n’avez qu’une envie : l’interpréter ! L’excitation a donc prédominé sur l’appréhension que j’aurais pu ressentir.
La transsexualité reste encore en France un sujet tabou qui peut effrayer. Lui apporter de la visibilité peut peut-être permettre une évolution des mentalités. Cette fiction est une comédie dramatique : on y trouve donc des éléments de comédie, mais aussi des problématiques plus dures, et les difficultés auxquelles Louise est confrontée sont toutes abordées. Elle doit faire face à l’hostilité des siens et de la société entière. Rejetée par sa femme, violentée par des inconnus, elle va se battre envers et contre tout pour se faire accepter, éviter préjugés et rumeurs, et finir par convaincre.
Pour moi, ce personnage transgenre est une femme encore plus femme que les autres. Louise a fait tellement d’efforts et de sacrifices pour aller au bout de ses convictions que je la vois comme un personnage romanesque au destin extraordinaire. Mal dans son corps, elle a fini par étouffer et devait aller au bout de son évidence. Elle a alors pris une décision radicale qui a déterminé toute son existence en changeant de sexe. Très émotive, fragile, elle fait preuve d’une sensibilité accrue qui la rend attachante. Et en même temps, elle ne baisse pas les bras, se montre battante et guerrière. Il y a cette ambivalence en elle.
On ne change pas de sexe du jour au lendemain. Il y a tout un protocole et la transformation physique est longue. Je crois qu’elle n’a pas voulu faire subir tout ce processus à sa famille. Mais c’est un personnage rempli d’amour qui a une seule hâte : retrouver sa femme et ses enfants. Face à l’hostilité générale, elle s’assume pleinement et annonce qu’il faudra l’accepter comme elle est. Dans la provoc’ au début, elle essayera de calmer le jeu, consciente du chaos qu’elle a produit. Malgré tout, elle conserve un côté extravagant, prend de l’espace et ose. C’est son nouveau caractère de femme libérée et fière de l’être.
J’appréhende toujours un peu les scènes d’intimité entre acteurs mais en l’occurrence, pas plus que pour un autre rôle. Mon partenaire partageait d’ailleurs les mêmes réserves que moi. Au final, cette séquence est traitée de manière très élégante et douce. Arnauld Mercadier, attentif et drôle dans sa direction d’acteur, a fait en sorte que je sois en confiance. Je pouvais tout lui dire ce qui était très agréable. Ça m’a vraiment aidée. J’avais beaucoup de joie à aller sur ce plateau.
On me parle souvent de mon côté androgyne. J’avais d’ailleurs déjà joué un homme, le chevalier d’Eon, dans un film d’Edouard Molinaro, mais la problématique était totalement différente. Je me suis posé la question à plusieurs reprises mais j’ai décidé de pousser à l’extrême le curseur de la féminité, notamment dans sa démarche, sa coquetterie… sans tomber dans une caricature. J’ai voulu gommer totalement la virilité de Louise. J’ai en revanche travaillé sur ma voix, essayant de ne pas partir dans les aigus pour garder une tonalité assez medium. Au final, la seule chose de Louis qui subsiste en Louise, c’est peut-être une certaine autorité.
Je trouve qu’il y a dans ces deux épisodes de la sincérité, de l’émotion, du sourire. Le film raconte le destin d’un personnage scintillant, absolument pas lourd et pesant comme on aurait pu le penser au départ. J’aimerais poursuivre le destin de cette femme qui a encore beaucoup à offrir. D’autres personnages en périphérie pourraient aussi très facilement être développés.

Claire Nebout

Source : TF1

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